Partager l'article ! Il était une fois le Klinche - Pax Floraflorum - XX: Pax Floraflorum   ...
L's Friends, le blog de
Lucy...
Venez découvrir mes histoires, et imprégniez-vous de mon univers sombre et
torturé
Ce fut à dos de dragon que nos amis prirent le large. Frigomène ne cessait de se contenter, fier qu’il était d’avoir pu trouver une femelle pour se reproduire(1). S’ils avaient voulu rentrer par la terre il aurait pu à son tour se métamorphoser en lézard géant car au contact de Vésuvia ils retrouvaient tous deux leurs capacités. Etranges créatures monogames. Ce prodige intrigua les fées qui en profitèrent pour exposer les bienfaits du couple, ciment de la relation Orphano-dragonne. Chacun des deux se révélait en présence de l’autre, se sublimait mais se dévoilait aussi en ce qu’il avait de plus fragile. Vésuvia semblait heureuse de quitter la cité du glandoire, elle qui n’avait jamais pris forme humaine, elle qui était née en captivité au sein même de la cité du glandoire profitait de cette liberté retrouvée. Loin du joug d’Hybridus, un garçon sympathique au demeurant mais totalement soumis psychologiquement à son oncle, elle saurait vivre en dragon libre et casé, dans la plus pure tradition dragon, animal casanier et pas agressif pour deux sous.
La nouvelle de l’arrêt des hostilités se propagea comme une traînée de poudre. Dépourvue de son chef charismatique la cité dont la seule évocation du nom traumatisait il y avait encore peu les enfants de l’Ancien monde ne savait que faire et la panique emporta un moment son peuple pris au dépourvu. Les hordes de créatures inhumaines n’étaient pas en mesure de palier la disparition d’Erxercexerksex, car il était porté disparu. Hybridus, opportuniste et enfin libre se distingua par ses initiatives. Colportant la nouvelle de la disparition d’Erxercexerksex il destitua tous les généraux orcs qui s’enfuirent sans poser de question, puis il s’autoproclama prince de la cité. Il décida dans la foulée de la rebaptiser la Cité Violée afin de bien faire présent que cette cité n’avait longtemps plus été ce qu’elle aurait dû être. La magie d’Erxercexerksex ne protégeait plus les inhumains et ils allaient probablement se faire massacrer par les armées régulières de Coralie et de Baquechiche qui ne tarderaient pas à se mettre en ordre de marche. Hybridus leur ordonna de partir, ce qu’ils firent, certains par peur des Coraliens, d’autres par peur d’Hybridus. Des côtes Est de la cité les bateaux orcs quittèrent la rive en hâte, courageux mais pas téméraires non plus. Il fallait faire vite pour éviter au maximum d’être confronté à la vengeance des ennemis de toujours. Ce fut sans attendre qu’Hybridus envoya de nouveaux ambassadeurs fraîchement nommés dans toutes les capitales du monde libre afin de bien faire comprendre le nouvel état d’esprit d’une cité redevenue gaie. La première mesure d’Hybridus fut d’ailleurs de légaliser le mariage entre personnes de même sexe et s’empressa d’annoncer le sien avec Fornic son compagnon secret de longue date.
Bientôt tous furent au courant de l’exploit du troll des trois fées et des quatre gobelins. L’amour fou et l’amitié étrange, presque contre-nature avaient dominé la noirceur de la sombre cité de l’Est. Partout en Coralie leur survol fut porté en triomphe(2) et ils crurent même un instant voir Zorac leur faire signe du haut du plus haut sommet de sa montagne. C’est profitant d’un temps clément, avec une température au sol d’une vingtaine de degrés, frais mais supportable avec une petite laine, qu’ils se dirigèrent vers Ynan après avoir crocheté par les montagnes de Rak-Gorak, Djef désormais obnubilé par ses rats leur pétait les boulons depuis une bonne heure et Vésuvia consentit à ce crochet pour le faire taire. Les deux rats avaient rongé leurs liens et se baladaient tranquillement le long du chemin. Lorsqu’ils les virent arriver à dos de dragon, ça ne les rassura pas, ils acceptèrent toutefois de grimper sur la grosse bestiole après avoir reçu un gros câlin de Djef qui était bien content et le voyage se poursuivit tranquillement.
Bien évidemment la nouvelle était aussi parvenue à Ynan et Félix les accueillit avec un sourire convenu. Lui avait toujours su que le Klinche s’en sortirait. Il rit beaucoup à l’évocation de Zorac et s’extasia du fait que cette histoire allait porter à nouveau le maître Nain en son village et même pour des remontrances il se réjouissait de revoir son vieil ami de petite taille.