Partager l'article ! Il était une fois le Klinche - Les méchants, très méchants, mais cons quand même - XVI: Les méchants, très méchants, mai ...
L's Friends, le blog de
Lucy...
Venez découvrir mes histoires, et imprégniez-vous de mon univers sombre et
torturé
Ils étaient là : Hybridus, l’œil à la fois désintéressé et concentré, fumant une nième cigarette roulée d’une feuille de tabac brun, le gobelin bossu qu’on n'avait désormais pas de mal à considérer de taille vraiment plus haute que les compères de nos héros, et bien que, il était vrai, un peu recourbé, et le géant qui tenait toujours Elée sur son dos. Remarquez qu’à ce stade de l’histoire les méchants ne s’inquiètent toujours pas du fait que les héros soient parvenus jusque-là, on parie qu’ils pensent d’ailleurs toujours et sans même une once d’incertitude qu’ils auront le dessus sur les gentils ? Moi qui aime les méchants je dois me rendre à l’évidence, les méchants sont très souvent de gros branquignols. Vous ne croyez pas qu’ils auraient pu apporter la fée directement au boss de fin sans réclamer leur reste ? Mes connaux ce n’était pas plus simple d’envoyer la garde du château à la rencontre des intrus ? Ah bah ouais, ah bah ouais, bien sûr que si bande de débiles. Au contraire, ils sont là comme des glands, ils attendent, ils n’ont prévenu personne, et bien mes colons en plus d’être méchants vous êtes vraiment bien cons. Il ne faut pas croire que c’est parce que j ‘écris l’histoire que je vais vous rattraper, je ne suis pas payé pour faire ce que devrait chacun des protagonistes, que non(1). Vous êtes indépendants, il n’y a pas de dictat scriptural ou de délire d’omnipotence, le personnage il se démerde, il vit et s’il est con, et bien, il est con et puis c’est tout. De toute manière vous vous en doutez déjà que ça ne va pas finir mal, bande de vicelards, c’est un conte, pas un thriller psychologique, mais cela ne vous l’aviez déjà remarqué, je pense…
Il n’y avait pas de porte, même au fond de la pièce, mais une grille, celle qui devait protéger l’entrée de la Tour avant qu’on érige cet infâme couloir. La grille était fermée mais cela voulait dire qu’ils étaient à l’aune du Glandoire, à un pas de la noirceur la plus noire de la magie de l’est, à deux doigts de l’Empire de la mort, donc à un poil de cul d’un trépas prématuré. Fifine ne se posa pas de question et, alors que le gobelin s’apprêtait à faire son commentaire de méchant accueillant le gentil apeuré par la suite des évènements qui commencent à se préciser et dont il ne comprend pas bien l’enchaînement tant et si bien qu’il se demande s’il va décéder ou pas, brandissant un doigt menaçant sur nos trois héros, elle fit sortir des siens les sempiternelles lianes d’abord fines d’eau bleu marine puis de plus en plus épaisses à mesure que ses yeux de fée devenaient blanc, et tout ce petit manège vint frapper sans retenu les ôtes des lieux qui volèrent sous la pression de flots déchaînés. Amen.
Elle n’avait pas l’air commode la Fifine. Hybridus avait perdu l’équilibre et ses grosses bottes n’étaient pas de fidèles alliées, il glissait sans cesse et ne pouvait contrôler ses mouvements tant l’eau venait frapper son torse, ses pieds, ses bras, le tout sans véritablement d’anticipation possible. Lalée tout sourire se mit à accompagner sa sœur déjà bien avancée dans l’inondation. Le vent se leva d’un coup et ce fut rapidement des bourrasques et des minis tourbillons qui submergèrent pour ne pas dire dépassèrent les trois connaux. Le géant avait lâché Elée et le Klinche qui l’avait vu choir se précipita dans sa direction. Apparemment peu préparé à une telle advresitude Hybridus et ses comparses ne s’attendaient pas à trouver en ces bouseux de la montagne et de la forêt pareils opposants. Elée dans les bras du klinche tira la langue au géant.
Fifine coupa les vannes, Lalée poursuivait son assaut plaquant contre la grille à moitié ouverte et à moitié pétée les kidnappeurs malheureux, et trempés jusqu’aux os. Epuisés par la lutte contre les éléments ils tenaient plus que mal sur leurs jambes, défaits, battus, humidifiés, humiliés même par deux fées de mois d’un mètre trente, ils n’en menaient pas large.
Des pas claquèrent soudain derrière eux. Troikatorzèr et Mardragolgabelegoldrogmare s’arrêtèrent à leur hauteur.
« Il se passe de drôles de choses dans l’autre pièce vous savez ? » dit celui dont le nom était bien trop long.
« Vous êtes vivants, comme je suis contente ! » dit Lalée qui s’était arrêtée subitement de souffler ce qui entraîna la chute du gobelin, du géant et d’Hybridus qui vinrent s’amasser au pied de la grille dans un splash affligeant.
« Où sont Tioneb et Djef ? » Demanda Troikatorzèr qui s’était soudain aperçu de l’absence des deux gobs.
«Mais on n'était pas au pied d’un mur la fois dernière ? » demanda Mardragolgabelegoldrogm-are.
Oh oui c’est vrai ! On les avait quitté alors qu’ils étaient derrière un mur, c’était juste après avoir vaincu le sorcier, vous vous rappelez ?
C’était il y avait peu mais cela leur semblait une éternité :
cf la suite :