Partager l'article ! Il était une fois le Klinche - Laaa…? Laaa…? Laaa…? La fin pardi ! - XXI: Laaa…? Laaa…? Laaa…? La fin pardi& ...
L's Friends, le blog de
Lucy...
Venez découvrir mes histoires, et imprégniez-vous de mon univers sombre et
torturé
Il faisait beau en ce jour de bonheur non dissimulé. Six mois étaient passés et de nombreuses petites fées s’affairaient dans la clairière, virevoltant et laissant derrière elles flotter des rubans aux couleurs pastel. Une arche de fleurs montée par Lalée surplombait un autel de nacre et de coraux que Fifine peaufinait encore à cette heure jeune du jour. Des chaises en bois tressé étaient placées de part et d’autre du couloir nuptial, dans quelques heures on assisterait à une belle cérémonie.
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Ils arrivèrent les uns après les autres, les invités au mariage. Il y avait Lalée et Fifine bien sûr qui avaient aidé à tout préparer mais il y avait aussi leur nombreuse famille de fées, de tous âges et de toutes les couleurs dans leurs petites robes spécialement confectionnées pour l’occasion. Les Loups-Phoques arrivèrent sur leur nouvelles carriole flambante neuve, ils l’avaient décoré d’un balais et de pivoines sauvages, dans la plus pure tradition gobeline. Frigomène et Vésuvia, qui s’étaient finalement établis à Florilane étaient très élégants vêtus à la derrière mode coralienne, Vésuvia très féminine et enceinte jusqu’aux dents portait une robe longue rose bonbon de Chutchutpademark(1) et Frigomène était très à son avantage dans son smoking flambant neuf. Les petites robes de Lalée et Fifine étaient en dentelle ajourée couleur crème, les gobelins qui accoururent pour les embrasser étaient quant à eux vêtus pour l’occasion de leurs plus beaux atours, sobres pour une fois. Elégants et propres, Djef et Tioneb s’étaient même coiffés. Félix et Paulette étaient là aussi, discrets ils s’étaient déjà assis parmi l’assistance, proche des fauteuils d’Alecs et d’Elée, les mariés avaient insisté pour qu’ils les parrainent lors de cette cérémonie peu conventionnelle. Parce qu’elle n’était pas conventionnelle cette cérémonie et de mémoire d’Ynanien c’était la première fois qu’une Fée épousait un Klinche, et finalement c’était bien. Force était de constater que les mentalités s’étaient débridées en six mois en terme de ségrégation, depuis la Pax Floraflorum les races n’avaient pas la même considération les unes envers les autres et même quelques orcs se rapprochaient désormais des grandes villes de l’Ancien monde. Ils n’étaient plus ni pourchassés ni même illégaux et possibilité leur était laissée de démontrer qu’ils étaient eux-aussi bons à autre chose qu’à la guerre(2). Mais plus que le mariage irréel de deux êtres si différents c’étaient les héros d’un jour qu’on célébrait parce que finalement tout ceci, tout ce qui précède n’avait que ce seul objectif, célébrer nos héros d’un jour, car héros d’un jour, héros toujours.
Il y avait les trois gnomes munis de grosses moustaches bien cirées. Ils repassaient dans le coin et avaient appris les noces, amusés et contents de pouvoir revoir des fées si gentilles ils avaient bifurqué et décidé d’assister au mariage. Lalée et Fifine les accueillirent avec beaucoup de joie mais comme elles n’avaient pas prévu de couverts pour eux elles étaient tout de même un peu embêtées. Les mariages il y a toujours un truc pas prévu qui survient mais finalement tout se passe toujours très bien. En principe…
Il y avait de multiples créatures de la forêt, des Archelins bien sûr mais aussi des centaures, des licornes, des écureuils, des Zosiaux. La grande communauté des Hubins s’étaient décidées à bouger en masse pour l’évènement et si une chose était certaine c’était qu’il ne surviendrait rien de grave en ce jour. Des Orphans avaient fait le déplacement, tout comme les représentants de tous les pays qui tenaient à rendre un hommage tout particulier à ceux qui avait sans le vouloir rendu à l’Ancien monde sa quiétude tant appréciée. Frigomène ne représentait pas l’Orphanie mais il connaissant celui qu’on avait envoyé et en disait le plus grand bien. Troikatorzèr et Mardragolgabele-goldrogmare faisaient office de Hérauts du peuple gobelin(3), sans le savoir ils avaient fréquenté un personnage important car Mardragolgabelegol-drogmare était issu d’une vieille famille régnante gobeline des montagnes Brak-Mahr du sud-ouest de l’Impaire ; il ne manquait plus que ça. Le général Kon’ar était là et dirigeait la caravane de la Barbe en compagnie de son ami le Mage Harry le Potier venu présenter les hommages de la principauté du Froudigol aux mariés. Les deux compères durent expliquer toutefois leur départ précipité de l’autre fois, ils le firent et en effet tous comprirent que leurs raisons étaient bonnes voire impérieuses. Sincèrement ils préféraient cela à les croire des fieffés trouillards... Ce fut cet instant de liesse de l’amitié retrouvée que Zorac choisit pour apparaître à leurs yeux, il tenait le bras d’un vieux type tout sec mais à l’œil alerte. Sa barbe blanche était enroulée en de gros nœuds et ses cheveux faisaient de même. Autour de sa tête tournoyait une petite boule en argent qui ne cessait d’effectuer des cercles sans véritable fréquence ni périmètre bien défini. Le Klinche qui était déjà là, dans son costume sur mesure mauve et vert arborant un gros, gros nœud papillon mauve, accueillit Zorac et s’inclina devant celui qu’on lui présenta comme étant Quentin l’érudit. Félix ne tarda pas à les rejoindre et tous trois s’en retournèrent s’asseoir près de Paulette, visiblement très heureuse de revoir les deux vieux mages. Ils regardèrent tous les quatre, l’œil ému, toute cette jeunesse qui évoluait dans la tolérance et l’amitié, au-dessus d’eux volaient les colombes qui aidaient les fées à nouer les dernières guimauves roses aux branches des arbres(4).
Les dignitaires d’Ynan étaient là mais gardaient leurs distances, ils sentaient la défaite électorale poindre depuis les récents développements. Puduc savait son programme basé sur la peur et la protection de valeurs étriquées désormais trop désuet pour séduire et Félix, si jamais il daignait se présenter, n’aurait pas de mal à surfer sur la vague pour reprendre le titre de Bourgmestre d’Ynan, ce que beaucoup désiraient en silence. Mais ce n’était ni le jour ni le moment de parler de cela et si ce mariage prenait des tournures de sommet international les ardeurs furent vite calmés. C’était un mariage, et surtout une fête privée, on ne pouvait toutefois pas contenir la liesse populaire qui s’était cristallisée autour de l’événement car même des journalistes télépathes couvraient la cérémonie(5). De ce fait le Klinche et la fée avaient accepté de rendre publique la seule cérémonie sous l’avalanche de demandes aussi bien officielles que badaudes.
C’était un grand honneur car derrière l’autel qui avait à peine reçu la dernière touche de Fifine siégeaient, patients, Brigitte et Sylvia, les deux prêtres de Markydsa qui avait accepté d’officier à leur union. « Prêtresses ! » Bon ça va !
Elles portaient de longues toges blanches, immaculées pour l’occasion. Fifine fit un signe à Brigitte et vint retrouver Lalée sur le côté gauche du couloir nuptial.
Brigitte se leva et fit taire l’assemblée qui s’était amassée, occupant chaque siège libre, les gens se levèrent, les yeux rivés sur l’entrée de la clairière. Quelques notes de pianos raisonnèrent soudain, une mélodie spécialement composé pour l’occasion par le grand compositeur de Berserque, Theo Phyld’hius, grand par le talent puisque c’était un semi-homme.
La-la-lala, la-la-lala, etcetera et et etcetera, la-la-la…
Elle était là, à la vue de tous, Elée, sublime dans sa robe blanche confectionnée pour l’occasion. Des perles fines étaient brodées tout autour de son cou et dégoulinaient élégamment sur tout le reste du corps. La robe longue traînait derrière elle et était portée par de jeunes fées très émues. Ses cheveux étaient relevés et dégageaient sa nuque, sa peau, allée pour l’occasion, tranchait vivement avec la blancheur du vêtement ce qui mettaient ses grands yeux bleu en valeur. Délicatement elle s’approchait en cadence avec la musique tenant un petit bouquet de pâquerettes contre son cœur, les joues rougies par l’émotion. C’est Mardragolgabelegoldrogmare qui accompagnait Elée à l’autel et cela se voyait qu’il était très ému lui aussi d’avoir été choisi par le couple pour les assister en ce moment si important. Un gobelin accompagnant une fée à l’autel pour épouser un troll, ce n’était pas banal, mais nos amis l’étaient-ils pour vivre un moment fade et sans saveur, sans relief ? Non, ce n’était définitivement pas l’état d’esprit de la petite troupe qui avaient encore en tête mille images de l’aventure qui avait scellé à jamais leur amitié.
Réunis devant Brigitte et Sylvia, Alecs et Elée s’embrassèrent, Lalée et Fifine pleuraient comme des madeleines sans pouvoir s’arrêter, les larmes de Fifine étaient contrôlées toutefois, ce qui n’empêcha pas Zorac d’avoir un petit geste de recul alors qu’il s’aperçut des sanglots de la fée.
« Alecs-Cendres-Bernard-tartuffe le Klinche, acceptes-tu de prendre pour légitime épouse Elée des Bosquets, la fée, ici présente, de l’aimer et de la chérir jusqu’à de que l’amour vous sépare ? »
« La mort gourdasse, la mort, pas l’amour ! » dit Sylvia
« Oui ! La mort bien sûr, la mort vous sépare ! Bah oui, la mort ! Bon c’est oui ? » reprit Brigitte un peu saoule
« Bah, oui. » dit Alecs un peu timide
« Ça tombe bien, c’est ça qu’il faut répondre » dit Brigitte
« Faut toujours que tu fasses ton intéressante, toi » interrompit Sylvia visiblement pas plus sobre.
« Bref. Elée des Bosquets la fée, acceptes-tu de prendre pour légitime époux Alecs-Cendres-bernard-tartuffe le Klinche ici présent, de l’aimer et de le chérir jusqu’à de que la mort, cette fois-ci je ne me suis pas gourée, t’as vu ? Euh, vous sépare ? »
« OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
« C’est bon alors, par les pouvoirs qui nous sont conférés nous vous déclarons mari et femme, go Alecs tu peux emballer la mariée ! »
Et ce fut la fête jusqu’au bout de la nuit, une nuit qui raisonnât longtemps dans les mémoires des rires d’enfants et des chants des amis, des bonnes blagues et des danses joyeuses.
C’est tous ensemble, fatigués, un peu alcoolisés, épuisés par tant de débauche d’énergies qu’ils finirent la nuit. Un homme s’approcha d’eux et leur proposa des coupes de Dompé, le vin mousseux très prisé de l’Impaire, ils acceptèrent bien volontiers. L’homme n’était autre qu’Erxer-cexerksex. Calme depuis sa chute il avait été kidnappé par le Klinche à leur départ de la tour de la mort. Alecs ne voulait pas qu’on lynche ce type qu’il n’arrivait pas à voir autrement que comme un bouffon un peu taré et richement obsédé. Ayant perdu tous ses pouvoirs au contact des fleurs de Lalée il avait été emmenée sur le flanc Bi par le Klinche pour une renaissance réussie. Au contact du klinche et d’Elée il avait pu découvrir un autre monde, une autre voie, et il en était très heureux, travaillant avec un traiteur d’Ynan il adorait son nouveau travail de serveur et aimait prendre part aux célébrations heureuses des villageois bien loin de penser que ce type si sympa était il y avait moins d’un an un des pires dictateurs que l’Ancien monde ait jamais connu. Il n’en voulait pas à Lalée, au contraire ils s’étaient un peu rapprochés ces derniers temps, ce qui commençait à devenir franchement bizarre.
A l’heure la plus tardive de cette si belle soirée, il y avait le Klinche et Elée dans les bras l’un de l’autre, ne semblant plus vouloir se lâcher, Lalée avait cueilli des fleurs pendant la soirée et en distribuait un peu pompette à Tioneb, Djef et Troikatorzèr qui roulaient avec Fifine, passée à leur contact maître dans l’art du roulage, des cigarettes coniques qui faisaient rire. Mardragolgabelegoldrogmare Kon’ar et Harry étaient là aussi et Frigomène et Vésuvia les rejoignirent après s’être éclipsés quelques heures… C’est deux là n’arrêtaient décidément pas un instant de renouveler leur population respective. Les cigarettes qui faisaient rires tournèrent, tous en fumèrent un peu et ils passèrent ainsi un dernier moment ensemble, apaisés, entre amis, comme tout ceci devait finalement s’achever.
Alecs et Elée décidèrent que c’était le moment de partir et ils les laissèrent pour une destination inconnue, afin de jouir d’un voyage de noces bien mérité.
Et d’ailleurs ils en revinrent et ensuite ils vécurent heureux, et eurent beaucoup d’enfants. Les pauvres…
Et donc finalement, et contre toute attente
la Fleur de rose des prêtresses de Markydsa n’aura servit à rien, enfin, pour l’instant…
« Les fiertés orques et gobelinoïdes »
Présentent
Une exposition itinérante :
« L’artisanat orc, des origines à nos jours »
---
Donne droit au tarif réduit sous présentation de ce bon.
Valable pour une personne
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2 - A ce propos et pendant trois semaines seulement s’exposent à Berserque au grand palais des découvertes « les fiertés orques et gobelinoïdes » exposition itinérante retraçant des origines à nos jours l’évolution de l’artisanat orc, méconnu jusque là. A ne pas rater, deux tickets de réduction à découper en dernières page du livre.